blason de Vanvey Les Harkis de Vanvey

Au début des années 60, un hameau forestier a été implanté à Vanvey,

pour accueillir les Harkis et leur famille rapatriés d'Algérie.

Les hommes ont été embauchés par l'ONF pour tracer des routes en forêt de Chatillon.

Le hameau a été fermé aux alentours de 1970.

Les familles ont progressivement quitté le hameau :

- pour s'installer dans les villages avoisinants,

- pour accéder à un nouveau travail,

- ou se regrouper avec d'autres parents, souvent dans le sud de la France.

Vue aérienne du hameau forestier de Vanvey

Photo du camp

Carte postale colorisée des années 60

Pointez sur la photo pour l'agrandir (Collection Fonquernie)

On distingue les batiments (toit bleu) du hameau construits à l'entrée est du village.

Une école en préfabriquée perpendiculaire aux batiments visibles sur la photo fut ajoutée ultérieurement.

Thèse d'ethnologie sur l'intégration des Harkis de Vanvey & Baigneux les Juifs

Avertissement aux lecteurs

Cette thèse a été rédigée après une enquète de 15 jours entre Baigneux les Juifs et Vanvey en 1967. Une période si courte ne permet donc pas de rendre compte parfaitement de la vie de ces hameaux ; de plus, les témoignages et le choix des témoignages relevés par l'enquèteur sont par essence souvent subjectifs.

Toutefois, les informations sur l'organisation prévue pour l'accueil des Harkis, la scolarité des enfants, la démographie, la santé, les habitudes et coutumes des femmes et des hommes sont intéressantes.

Ce document, retrouvé à la Bibliothèque Nationale de France, a donc le mérite d'éxister ; car c'est le seul connu , qui retrace cet épisode de la vie du village de Vanvey et qui a été rédigé pendant l'activité du camp.

Lien fichier PDF téléchargeable

Inauguration de la stèle en mémoire des Harkis de Vanvey 2016

Lien photos cérémonie pour les Harkis

Le 25 Septembre 2016,

Dépot de gerbes au monument aux morts de Vanvey : plaque commémorative pour les Harkis morts pour la France

Inauguration de la stèle érigée en face de l'ancien hameau des Harkis

Plantation par l'ONF d'un arbre mémoriel pour le travail accompli par les Harkis en forêt de Chatillon

Exposition à la salle ERL sur l'histoire des Harkis

Lien photos Exposition histoire des Harkis

Panneaux d'exposition fournis par l'Office Nationale des Anciens Combattants

3 poêmes écrits par Kheira Abbas, jeune fille Harki du hameau de Vanvey

poêmes extraits de son recueil de poêmes publié à la pensée universelle

Recueil de poêmes de Kheira Abbas"

Présentation de Kheira Abbas"

Vanvey

Sur le temps qui s'évade on se brule les doigts. Sur la porte qui se referme, on retrouve nos pleurs et les petits chagrins d'autrefois qui s'attardent en nous. On mouille nos passions en les mille rivières.

Si mon village revient sur ce vieil air de nulle part ; C'est parce que j'ai engendré un amour bizarre que je me suis tricotée dans mon enfance au milieu des fougères des blés et du colza doré.

Aujourd'hui,je suis lasse de n'être qu'un chemin où l'on marche dans la nuit pour m'entendre pleurer et m'écouter gémir. Alors que je crie : Comme j'aime Vanvey mon village, ma demeure....

Je rentre à la maison où je n'aurai plus froid et aussi pour te retrouver Toi mon Vanvey, mon village adoré.

Enterrez moi à Vanvey

Enterrez moi à Vanvey, au fin fond de la vérité, Là où un des notres est né, Là où meurent les enfants de la liberté.

Enterrez moi à Saint Phal, dans la rue du village de mon enfance, derrière les fleurs bleues et les lilas printaniers.

Enterrez moi à Vanvey, au dehors de ma mémoire, dans le jardin cristalin, tout au fin fond de la paix.

Jusqu'à la tombe de pierre, des êtres déjà grands, que le sommeil a gardés dans l'âtre trop chargé.

Enterrez moi à Vanvey, sans venir me prier, Enterrez moi à Vanvey, Avec la mort et sa beauté, jusqu'à la fin de l'éternité.

Ma rivière (Celle de Vanvey en Cote d'or)

Les reflets de l'aube viennent se jeter dans ses eaux dans le crépuscule de la forêt des ombres se laissent étaler.

En hiver, elle hiberne prisonière de mes désirs. Dans son regard , elle offre les couleurs de ceux qui savent la regarder.

Elle n'a jamais rien volé, je lui ai tout donné mon rève d'enfant, mes souliers vernis blancs. mes secrets habitent au sein de sa vie.

Ma rivière, mon bonheur, Je veux toujours te garder. de tes eaux profondes, je suis amoureuse de tes algues, je suis fière.

Ma rivière, Mère du ruisseau et de la source, avec ton mari le torrent, tu fais la course, tu coules à travers les vergers, tu nourris la terre assoiffée. l'oiseau abandonné, tu l'a élevé moi, tu m'as baignée dans la sueur des belles années, Tu m'as chérie, tu m'as aimée ma rivière argentée, ma rivière dorée.

Les reflets de l'aube viennent se jeter dans ses eaux dans le crépuscule de la forêt des ombres se laissent étaler....

Un jour, je reviendrai Un jour, je te retrouverai pour toujours, à y mourrir.

Ici , il n'y a pas de rivière, Je suis triste ; c'est un enfer. Même les rivières les plus belles ne sont pas aussi belles que toi.

KHEIRA ABBAS